Partage par : X Great Danger X Publié le : lundi 16 mai 2016


Les associations SOS homophobie, UEJF et SOS Racisme viennent de publier un échantillon d'une étude qu'elles viennent de réaliser afin d'attirer les yeux de le presse, à la veille de la deuxième édition des assises de la lutte contre la haine sur internet, qui se déroulera ce dimanche 15 mai. Les résultats sont pour le moins honteux de la part des réseaux sociaux.

Facebook, Twitter, YouTube... contre les seins, mais pas contre les racistes ?

Les réseaux sociaux qui régulièrement tentent de se donner bonne conscience en publiant des rapports de transparence et en mettant en avant leur volonté de lutter contre certains phénomènes sur le web en vantant les mérites de leur système de modération, en prennent pour leur grade avec l'étude qui vient d'être dévoilée.

Certes Facebook est un champion pour repérer une peinture de nu comme L'Origine du monde, le tableau de Gustave Courbet et le censurer, en revanche quand il s'agit de faire la traque aux commentaires racistes ou homophobes curieusement, les algorithmes semblent bien aveugles.

C'est ce que reprochent trois associations qui ont mené une étude entre le 31 mars et le 10 mai 2016, elles ont repéré 586 commentaires ou contenus racistes publiés sur les réseaux sociaux et les ont dénoncés à ces derniers par le biais des systèmes de modération. Le résultat est accablant...

Des plateformes qui ne respectent pas leurs obligations légales...

Comme l'indique Sacha Reingewirtz, le président de l'UEJF : « La plupart des signalements ne font l'objet d'aucun traitement. Il existe ainsi une quasi-impunité pour ceux qui attisent la haine sur l'Internet ». Il met en avant que Twitter n'a traité que 4% des signalements, YouTube 7% et Facebook meilleur élève de la classe, seulement 34% de retraits.

Dominique Sopo, le président de SOS Racisme dénonce une transparence de façade chez les réseaux sociaux et s'offusque : « Il semble que ces plateformes préfèrent censurer des photos de seins plutôt que des appels aux meurtres contre des homos, des arabes ou des juifs. Qu'elles s'expliquent donc sur ce choix-là ».

L'étude complète sera dévoilée demain et les associations comptent bien mettre les réseaux sociaux face à leurs responsabilités légales désormais, comme elles le soulignent : « Twitter est donc l'acteur s'étant le moins conformé à ses obligations légales et à ses propres conditions générales d'utilisation ».

Pour lutter contre le racisme, l'homophobie, le harcèlement, le sexisme, la haine, le terrorisme et surtout l'indifférence généralisée face à certains faits ou propos sur la toile, des conséquences doivent arrivées.

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